[Lecture] Je ne souffrirai plus par amour – Part 2

Je ne souffrirai plus par amour de Lucia EtxebarriaComme prévu, voici aujourd’hui la seconde partie consacrée au livre de Lucia Etxebarria.

Après la première partie sur l’amour, thématique de ce mois de février qui touche à sa fin, je vais vous présenter l’autre face du livre. Parce que l’amour c’est bien beau et bien joli mais au fond, il y a une chose qu’il faut savoir et avoir pour vivre en toute tranquillité une relation amoureuse. Cette chose, l’auteure l’aborde mais à la première lecture, je n’y avait pas vraiment prêté attention.

Avec le recul et une lecture plus « sérieuse », je peux aujourd’hui aborder avec vous la seconde partie qui est aussi le second thème de février : la confiance en soi.

Je ne souffrirai plus par amour aborde bien entendu l’amour, comme son titre l’indique. Mais si l’on se tourne vers ce livre c’est parce qu’il nous manque un petit quelque chose. Ce livre ou n’importe quel autre sur le développement personnel. Ce petit quelque chose, comme Lucia Etxebarria l’appelle c’est l’estime de soi.

Pas de surprise. Si on est bien dans sa tête et ses baskets, alors nous n’aurons aucune difficulté dans nos relations amoureuses. Oui mais voilà, tout le monde ne possède pas cette confiance en soi, qui fait sûrement que vous vous reconnaissez dans la première partie du livre. Accès sur la dépendance émotionnelle, on y voit les différents schémas, caractéristiques, comportements et personnalités.

La famille joue un rôle dans la dépendance émotionnelle. Et dans l’estime de soi. Ce sont les parents qui donnent l’éducation à leurs enfants et c’est à eux de tout faire pour les aider à grandir dans de bonnes conditions et devenir des adultes sans problème. Oui mais voilà, comme j’en ai discuté avec miss V. et comme Lucia Etxebarria le dira, les enfants récupèrent le bagage des parents. L’attitude de ces derniers n’est pas un hasard et si l’enfant hérite du problème du parent, c’est à lui, d’une certaine façon, de le régler pour ainsi s’en débarrasser et ne pas continuer à transmettre cette valise qui pèse.

La famille est un pilier essentiel à l’affermissement de l’estime de soi chez l’enfant. Si, au lieu de l’aider à développer sa personnalité, elle l’empêche de croire en lui-même, il arrivera à l’âge adulte lesté d’un sentiment d’infériorité et aura tendance à trouver des justifications à toutes les attitudes négatives des autres à son égard.

(…) Naturellement, les pères et mères qui altèrent l’estime de soi de leur enfant ne le font pas toujours consciemment : ayant été eux-mêmes élevés ainsi, ils répètent le schéma appris dans leur enfance (…)

La confiance, l’estime de soi dépend beaucoup de l’éducation transmise par les parents. Mais après, il ne dépend que de nous pour s’en sortir et relever la tête. Et cela va parfois demander un gros travail dont le premier est d’arrêté de se flageller. Plus facile à dire qu’à faire me direz-vous. Mais pas impossible, pour peu que l’on y mette de la bonne volonté.

Il faut te convaincre que tu as de l’importance, que tu vaux quelque chose.

Si tu parviens à t’aimer toi-même, tu seras capable d’aimer les autres et tu n’auras plus besoin de recourir au chantage affectif, de rechercher l’intrusion, la dépendance ou la possession.

Nous avons tous un rôle à jouer, nous avons tous une place dans cette grande pièce de théâtre. Peu importe ce que peuvent dire les autres.
Il faut apprendre à accepter les compliments, et je vous invite à (re)lire mon challenge de l’année dernière sur ce sujet, et ne pas chercher d’excuses en se dévalorisant.

La famille est responsable du manque de confiance en soi mais la société aussi. Et j’ai l’impression que ça ne va pas en s’arrangeant mais je garde quand même espoir.
Le poids de la société dans l’estime de soi commence dès l’enfance où on demande à l’enfant d’avoir de bonnes notes s’il veut réussir. De mauvais résultats ? Vous passez pour un(e) nul(le), un incapable et vous serez catalogué. Mais n’oublions pas que l’erreur est humaine, que le théorème de Pythagore ne sera d’aucune utilité (oh elle est facile celle-là !) dans votre vie de tous les jours (sauf si vous faites carrière dans les sciences/maths,…).

Autre exemple le plus flagrant du rôle de la société sur la confiance en soi : l’apparence physique. Le diktat de la beauté. Parce que l’on vit dans une société de consommation, celle-ci nous bombarde de messages pour obtenir un corps parfait et être parfait(e). Il faut être toujours plus beau/belle, toujours plus efficace, toujours au top de la forme. Il faut utiliser x kilos de produits de beauté (et vas-y que j’arrive à te convaincre que tu as besoin d’une crème jour et une crème nuit alors qu’il y souvent peu de différences entre les deux), prendre x kilos de vitamines (1 pour la fatigue passagère, 1 pour la plus longue).
Et puis aujourd’hui avec internet, les réseaux sociaux et les célébrités, il n’y a qu’un mot d’ordre : P-E-R-F-E-C-T-I-O-N.

Nous vivons, comme jamais auparavant, dans une culture de l’apparence, avec toutes les répercussions que cela peut avoir sur nos vies. Alors que les féministes, il y a 20 ans, se battaient pour que la société accorde moins d’importance à l’apparence extérieure en général, le culte qui est aujourd’hui célébré est celui de l’apparence physique.

Les femmes, plus que ces messieurs, doivent être PARFAITES : belles, sexys, des mères irréprochables qui se dévouent au bien-être de leurs enfants, de leur mari, être une bonne employée (sous-payée).
Parfaites, exemplaires, l’apparence physique et la quête de l’amour éternel doivent être les préoccupations de ces dames selon la société. Et même si aujourd’hui des voix s’élèvent et les comportements évoluent, le poids est encore bien lourd.

Ton corps, c’est toi, et il faut que tu apprennes à t’aimer.

Comme tu es, je rajouterais. Avec tes « défauts » qui font que tu es toi et pas une copie. Avec tes rondeurs, ou ta minceur, ta cellulite ou tes vergetures. Merci à Chrissy Teigen qui montre, sans filtre et sans Photoshop, que même un mannequin a des vergetures !

Chrissy Teigen vergetures

Pour les hommes, la société leur demandera une réussite sociale. Leur confiance en soi sera écrasée s’ils n’y arrivent pas. Ils doivent réussir professionnellement (Et n’oubliez pas, si vous n’avez pas de Rolex à 50 ans c’est que vous avez raté votre vie…).

Ce que j’ai appris avec Lucia Etxebarria sur l’estime de soi, et que j’ai mis en pratique ces derniers mois, c’est qu’il faut faire les choses pour soi. Il faut savoir ce qui est le plus important : réussir SA vie ou réussir DANS LA vie ? Qu’est-ce qui compte le plus pour vous ? Gagner de l’argent, répondre aux attentes de la société et de votre famille (et ne pas être vraiment heureux) ou faire quelque chose qui vous convient et respecte VOS valeurs ?
En arrivant à se détacher du regard des autres, la pression familiale et sociale, on gagne en confiance en soi. Car combien de personnes peuvent dire qu’elles font ce qui leur convient vraiment, sans tenir compte du qu’en dira t-on. Ce sont ces personnes qui ont confiance en elles.

Pour (re)gagner en estime de soi, il faut croire en soi, en ses capacités. Tout le monde en a. Si une personne y arrive, vous pouvez aussi le faire. A votre rythme, à votre façon donc ne vous découragez pas au moindre obstacles. Ils sont là pour tester votre motivations et vous montrer que vous avez réussi. Que ce soit la société et ou la famille, il faut dépasser les critiques et la négativité. Garder la tête haute. Et s’il ne fallait ne retenir qu’une seule citation pour la confiance en soi, ça serait sûrement celle-là :

Personne ne peut vous faire sentir inférieur sans votre consentement – Eleanor Roosevelt

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